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Rédaction de Quatrième (promo 2008)

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Sujet : plus lourd ou plus léger que l’air ? Entre les partisans du ballon et ceux des ancêtres de l’avion, au XIX° siècle, imaginons un grand concours. Décris les différentes machines présentées et raconte le concours, sous la forme, par exemple, d’un article de journal de l’époque.

Rédaction réalisée en deux heures, en classe, pour la composition trimestrielle, en février 2007.
Note obtenue : 17/20

J’appris la nouvelle un soir, par mon assistant, qui me tira de ma somnolence dans ma bibliothèque. Le Congrès de l’aéronautique me conviait à Rome, où il se déroulait. Quoique endormi, je poussai un cri de joie et bondis du fauteuil Louis XIV où je me tenais confortablement installé, mes plans sur les genoux.

Oui ! J’étais un ingénieur, un scientifique, comme vous le diriez aujourd’hui. J’avais plusieurs idées concernant la conquête du ciel, projets sur lesquels je me penchais depuis plusieurs années désormais. J’étais arrivé à une certitude, le plus lourd que l’air était plus pratique, plus maniable, plus petit et allait plus vite, ce qui était mieux pour le transport, ou la guerre, par exemple.

Au terme de mes réflexions, j’avais monté l’ébauche d’un appareil, le « Biplan », comme je l’avais surnommé.

Revenons à nos préoccupations les plus pressées. Je commençai à aboyer des ordres à mon valet de chambre. Ce dernier, hochant la tête, partit faire mes bagages, mettre en ordre le pavillon, bref s’occuper des préparatifs de départ.

Le lendemain, je montai dans la calèche qui devait me mener jusqu’à Chamonix, où je pris une autre voiture, qui m’amena jusqu’à Rome.

Éreinté par ces longues heures de transport, je sautai à bas de la portière et franchis la porte de l’hôtel où je dormirais durant mon séjour dans la capitale italienne.

Quelques jours passèrent, pendant lesquels je finissais de mettre au point mon engin volant, fignolant et révisant tous mes calculs : je ne voulais pas passer pour un idiot, un savant de pacotille. Non ! Je voulais défendre et faire approuver ma thèse et mon projet de machine volante.

Lundi matin, 6 heures. Une clochette résonna. Je compris que c’était l’heure de se lever, et m’éveillant lentement, me dressai sur mes membres inférieurs, saisissant mes habits spécialement prévus pour le congrès. Je sursautai ! Oui, c’était aujourd’hui ! Excité, je m’habillai le plus vite que je pouvais, dévalai les marches de l’escalier qui me séparaient de la grande salle, ne pris même pas le temps d’attraper un croissant, pour rassembler les plans que j’avais réunis la veille au soir.

Sonnant mon valet, je lui dis de commander la calèche. Quelques instants plus tard, cette dernière était devant la porte, et m’emmenait au Congrès, sur la place Saint-Pierre.

Sautant par-dessus le marchepied, je gravis à toute vitesse les marches du parvis et me présentai au concierge qui me regardait d’un air ahuri !

Finalement, calmé, je pris ma place parmi les gradins de la salle où nous devions nous réunir pour le concours proposé : celui qui inventerait la meilleure machine pour sillonner les cieux.

« Messieurs ! Silence ! » Ces deux mots, prononcés par le directeur de l’assemblée, mirent fin au brouhaha qui parcourait la salle.

A tour de rôle, plusieurs savants furent appelés : je ne retins que les idées suivantes, qui me semblaient seules raisonnables et sensées.

M. Spaghetti présentait un appareil, plus léger que l’air, de forme cylindrique, avec trois réacteurs à l’arrière, soutenant une nacelle métallique pouvant véhiculer une douzaine de passagers. Cette idée me parut intelligente et les calculs corrects, même si je ne saisissais pas tout ce qui était énoncé.

Alain Spaolini présentait un appareil très étrange, au principe duquel je n’avais jamais pensé. Une nacelle, ressemblant à un panier, et recouverte d’une toiture, avait à son sommet une hélice énorme, une sorte de vis, censée créer un courant ascendant. Seul hic ! Cela ne marcherait jamais, car après le décollage, la nacelle tournerait avec l’hélice et l’ensemble retomberait. Je comptais modifier le procédé, rajoutant une hélice, qui permettrait de stabiliser la nacelle : ainsi pourrait-elle continuer à s’élever. Il fallait affiner le principe !

Monsieur X. Planeur proposa son « Planeur », baptisé de son nom. L’engin, fusiforme et effilé, était muni sur son dos d’une gigantesque planche, qui devait permettre au pilote d’utiliser les vents, une fois jeté du haut d’une colline. Cette invention, quoique contestée au début, fut longuement débattue avant d’être récompensée.

Soudain, la voix profonde du chef de l’assemblée prononça mon nom. Tremblant, je me levai de mon siège, et parcourus le chemin qui menait au perchoir, situé au centre des tribunes, visible de tous.

Ma chemise à la main, je m’approchai du tableau, où je commençai ma démonstration. Longuement et consciencieusement, pendant une durée que je ne pus mesurer, je développai mon point de vue sur le moyen de s’élever dans les cieux : il fallait un plus lourd que l’air !

Euphorique, je déroulais mes rouleaux de papier sur lesquels étaient dessinés les plans de mon appareil, le Biplan. Mesurant cinq mètres de long sur sept de large, il avait deux ailes au niveau de la cabine du passager. A l’avant, un moteur à hélice assurait la propulsion. Sur les ailes et l’aileron arrière, des pans inclinés permettaient la direction en milieu aérien.

Une vague d’applaudissements salua la fin de ma représentation. Je retournai, confiant, à ma place, de laquelle j’écoutai les discours des partisans des plus légers que l’air ou du plus lourd que l’air, qui me parurent sans intérêt.

Deux jours après, comme prévu, le congrès se réunit pour une séance extraordinaire, où furent dévoilés les résultats du concours.

Agité et énervé, j’écoutais. Le silence de mort qui régnait fut rompu, et mon nom retentit.

Je fus suffoqué, mes jambes eurent de la peine à me soutenir : j’avais gagné ! Tout était possible désormais ! Je pourrais accomplir tout ce que je voudrais ! La foule en liesse me saisit et m’acclama.

Deux ans plus tard, un prototype fut construit, et de mon bureau, j’assistai à l’essai. Tout se déroula comme prévu ! J’avais réussi ! Désormais, un bel avenir s’offrait à moi et j’avais fait une avancée phénoménale dans la conquête des nuages !

Guillaume Gen****l

Aider Hautefeuille

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