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Rédactions : les talents (novembre 2018)

mercredi 1er mai 2019

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LES TALENTS

Sujet : Vous connaissez une personne qui développe un talent particulier. Décrivez-la en situation, en train de le développer.

CYRIAQUE (6e) :

Je suis invité à la galerie des arts pour une exposition où les peintres peignent devant le public. Tous les regards sont sur de grands peintres comme Bansky, Christopher Wool, Zeng Fanzi ou Peter Dag. Moi, mon regard se pose sur un jeune peintre, seul, petit, écrasé par les tableaux des grands maîtres.

Le directeur de l’exposition invite les artistes à commencer leur toile. Les coups de pinceau du jeune peintre caressent la toile comme une mère caresse son enfant. Son pinceau paraît léger comme une plume.
Je veux continuer mon chemin mais quelque chose m’intrigue, me retient. Rouge, bleu, vert. Partant d’une toile blanche, touche par touche, sa peinture prend vie. Il harmonise les couleurs mieux que personne.
On a l’impression que tout son amour et sa passion sont dans sa main. Le bruit de son pinceau est comme la brise qui transporte le sable des dunes. Ses gestes sont précis et amples comme s’il était en apesanteur.

Petits ou grands, connus ou inconnus, nous avons tous un talent à découvrir ou à exprimer.

CYPRIEN (4e) :

Le 15 mars 2011, mon cousin Gustave se fait offrir, pour son huitième anniversaire, une place de concert au Philharmonique de Paris. Le célèbre violoniste Renaud Capuçon est à l’affiche. Gustave, venu en traînant les pieds, est touché au cœur par le son doux et suave de cet instrument. Il rêve lui aussi de devenir violoniste.

Son père, qui a appris dans sa jeunesse le violon au conservatoire, lui enseigne les rudiments de cet art si subtil. Gustave désire ardemment, comme le fameux interprète rencontré en mars, jouer ses premières œuvres devant un public. Il décide qu’il jouera pour la fête de Pâques devant ses cousins et sa grand-mère. Dès lors il travaille chaque jour assidument. Lorsque vient le jour tant attendu, mon cousin, du haut de ses huit ans, nous annonce le programme non sans fierté : nous allons écouter une page de Bach. Mais une fois installé, il n’a pas la force de vaincre son appréhension et reste au milieu du tapis, perplexe. Il ne sort aucun son de son céleste instrument.

Gustave, très déçu de son échec, en colère contre lui-même, se remet à travailler. Son père lui prodigue de nombreux conseils techniques. Il écoute maints enregistrements de violon sur internet, se fait offrir des CD dès qu’une occasion se présente. Il lit également quelques ouvrages lui apprenant des moyens simples pour vaincre ses frayeurs injustifiées. Ainsi, le mois suivant, il passe une audition avec succès, lui ouvrant la porte du conservatoire de Grenoble. Les années passent et Gustave progresse rapidement.

Un samedi matin, au début du printemps 2017, il entend sur Radio Classique qu’un orchestre national réservé aux jeunes prodiges recrute. Il dispose d’un an avant le concours d’entrée. Il choisit, dans les anciennes partitions de son père, un morceau qu’il affectionne particulièrement : un concert de Dvorák. Sous la conduite de son professeur, il travaille ardemment, enchaînant gammes, arpèges, pizzicato, démanchés, vibrato, etc. Il s’entraîne maintenant deux heures par jour. Le grand jour arrive, Gustave prend le train pour Paris et vient présenter son morceau au théâtre du Châtelet.

Gustave reçoit une réponse favorable il est accepté comme premier violon dans l’orchestre des « petites mains ». C’est l’euphorie ! Son rêve, devenir violoniste, devient réalisable, même s’il lui faudra encore beaucoup travailler et passer de nombreux concours. Mais, avec du travail et de l’enthousiasme, tout est possible !

THÉOPHILE (4e) :

Le vendredi 28 septembre 2007 au soir, par un temps couvert, j’allais me balader place du Tertre à Montmartre, où nombre d’artistes peintres exercent leur talent.

Je sortais d’un sympathique restaurant nommé « Au Clairon des chasseurs » et je jetais quelques coups d’œil sur les peintures réalisées au clair de lune. Je continuais mon chemin lorsque, tout à coup, je tombais sur Hubert, un vieil ami, passionné de Paris et de ses monuments. Il portait désormais des lunettes ainsi qu’un splendide canotier qui lui allait parfaitement. À ma vue, ilfut d’abord surpris puis se leva et e salua.
Dans son enthousiasme, il parlait très rapidement, voulant tout me raconter : son entrée à l’École des Beaux-Arts, sa passion pour le dessin…

Il se rassit et je pus observer qu’il avait déjà commencé un croquis de Paris la nuit. Le panorama de cette terrasse était magnifique.
Il se remit à travailler. Il était redevenu calme. J’admirais ses gestes minutieux, sa concentration et sa légèreté dans le travail, qui faisait de lui un homme appliqué et perfectionniste.
Il changeait régulièrement de couleur pour ajuster les contrastes. Il était équipé d’un matériel très complet : pinceaux, palettes, chiffons, acrylique, pinceaux et même un chevalet en bois blanc, sur lequel était posé son œuvre.
Le relief était admirablement réaliste, domaine dans lequel il excellait. Sa patience dans l’effort et sa persévérance dans le travail donnaient un résultat magnifique.
Déjà, au collège, lorsque l’on s’est connu, il gagnait à chaque fois le concours de dessin. Son destin était tout tracé !
Puis il signa son œuvre et me dit : « Tiens, ce dessin, est pour toi, il te fera un souvenir de moi et de nos retrouvailles. » Il sortit de sa mallette un cadre bleu azur, ma couleur préférée, dans lequel il glissa mon dessin.
Le moment étant venu de nous quitter, nous nous dîmes au revoir.
Je partis de mon côté et rentrai chez moi. Puis j’affichai mon trésor au-dessus de mon lit, et m’assis devant, d’un côté penseur, de l’autre triste et nostalgique. Cette œuvre était vraiment belle mais la rencontre avec Hubert fut trop furtive.

L’année dernière, j’assistai à une vente aux enchères de peintures à l’hôtel Drouot. Quelle ne fut pas ma surprise d’y voir les œuvres d’Hubert ! La plus belle des peintures partit à 250 000 €. J’avais comme ami un immense et célèbre artiste.

Aider Hautefeuille

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