Collège et Lycée privés Hautefeuille

HAUTEFEUILLE

Collège - Lycée privés

pour garçons

Rédactions de Sixième (promo 2020)

Vous êtes ici : Accueil > Pédagogie > Les élèves > Rédactions de Sixième (promo 2020)

Par François du Ch. (promo 2020)

Sujet : Une œuvre d’art se met à parler, et raconte sa propre histoire.

Un jour de pluie comme on en voit tant en Angleterre, je partis au « Radcliff Museum » ; je m’attardai particulièrement dans une petite salle reculée ; j’étais seul, rien ne me pressait : je me laissai emporter dans l’observation de deux statuettes étonnantes, rapportées d’Inde au dix-neuvième siècle. L’une figurait un guerrier mongol, l’autre un maharadjah. Alors que je m’approchais, fasciné par la minutie et la richesse inouïes de ces petits chefs-d’œuvre, je sursautai : sous mes yeux, les deux statuettes d’à peine dix centimètres de haut, s’animèrent… et, dans le silence quasi religieux de la salle vide, je perçus un chuchotement ! Abasourdi, je réalisai que c’était le Maharadjah qui tenait une conversation des plus surprenantes.
« Vous me paraissez vêtu avec une recherche digne d’un grand chef mongol ?
– En effet, répondit le guerrier. Je représente le grand Kartoum, qui domina de nombreuses tribus voilà bien des siècles. Des générations entières le vénérèrent comme un dieu. Ceci explique cela !
– Oui, j’ai entendu parler de ses exploits, mais racontez-moi…, cet or, ces pierres précieuses ?
Le regard du guerrier se perdit dans le vague.
–Il y a bien longtemps, au fond d’une mine d’or abandonnée, un villageois trouva une pépite d’or d’une grosseur exceptionnelle. Devant une telle splendeur, il décida d’en faire une œuvre d’art. Etant doué pour la sculpture, il se mit à me tailler… Peu à peu se révéla ce qui devait être un corps – sans la tête. Il cisela et polit soigneusement les plis de ma tunique, et m’incrusta sur le buste quatre plaques d’argent repoussé (trouvées en labourant), qui forment une cuirasse. Il grava dessus ces signes mystérieux dont la signification était connue de lui seul. Pour ma tête, mes mains et mon épée, il fondit ses dernières pièces d’argent et les travailla jusqu’à obtenir cette finesse que vous constatez ?
– Je suis impressionné… Et ce casque en cuir, il semble être un monde à lui tout seul !
– A qui le dites-vous ! Le choix du cuir fut fort délicat : peau de serpent ? Trop fragile ; peau de crocodile ? Trop raide… Il se trouve que, chaque année, une caravane de colporteurs et pelissiers russes s’arrêtait dans son village.
Mon homme porta son choix sur une peau de chèvre épaisse bien souple et sans défaut, traitée au bouleau – ce qui lui confère ce parfum particulier que vous pouvez encore respirer.
Il fallut à mon auteur toute sa ténacité et sa persévérance pour parer la peau, creuser les liserés, créer les motifs au mortier, et passer la lisette pour obtenir ce brillant qui traverse les siècles ! Ce travail lui demanda plus de patience que cel…
Tout à coup, la sonnerie de fermeture du musée retentit. Instantanément les deux statuettes se figèrent ; le guerrier mongol, auquel sa tête dégarnie donnait un aspect insolite, brandissait son casque vers le maharadjah ; Celui-ci, penché sur le casque, gardait le bras tendu pour le saisir. Et leur expression d’admiration demeura fixée sur leur visage.

Sous le coup de l’émotion, je quittai sans mot dire le « Radcliff Museum ». Je lus, dans le « Times » du lendemain, un article enflammé où les plus grands experts internationaux s’extasiaient devant ces deux fameuses pièces qui, photo à l’appui, avaient changé de position et d’expression.

François du C. (promo 2020)

Sujet : Lettre à vos parents : lors d’une traversée en mer, le vent se lève brusquement et c’est la tempête. Racontez l’épisode et décrivez les diverses phases de votre lutte contre les éléments ainsi que vos sentiments personnels.

18 février 1853, Océan Pacifique

Ma chère Mère,
Mon cher Père,

Bien souvent je pense à vous, et vous espère en bonne santé.
Les marins continuent à m’initier au maniement du baleinier. Ils me portent une grande attention, ne vous inquiétez pas : votre fils est entre de bonnes mains !

Alors que, jusque-là, le temps avait été magnifique, hier, en fin de matinée, de noirs nuages ont plombé le ciel, et l’atmosphère s’est alourdie. La mer moutonnait de plus en plus au fil des heures. Je montai sur le pont ; là, ce que je vis m’impressionna : une forte houle agitait le baleinier ; la mâture craquait ; le mugissement des flots et les hurlements du vent couvraient les ordres du capitaine, impossibles à saisir. Le roulis du bâtiment me déstabilisait sans cesse, le tangage devenait inquiétant ; les embruns balayaient sauvagement le pont du navire ; malgré la solidité et l’importance de la break-goélette, il me sembla bientôt qu’une seule vague suffirait à nous engloutir ! Fort heureusement, les matelots avaient déjà baissé les voiles. Je m’efforçai de les aider à souquer les amarrages.

A Brisbane, lorsque j’avais vu le Grimpile à quai, j’avais été frappé par sa taille imposante… Il me semblait maintenant n’être plus qu’une dérisoire coquille de noix, ballottée par la fureur des flots.
Honneur aux marins, qui restaient calmes, tendus dans leur lutte pour manœuvrer, alors que les vagues se dressaient, tel un mur d’eau dévastateur ! Dans mon angoisse, ce calme et ce courage me fascinaient : quelle leçon ! Je confiai le succès de leurs actions à la Providence et remis mon âme à Dieu, vous envoyant en pensée mes derniers baisers, persuadé que ma dernière heure avait sonné.
Pourtant ce ne fut qu’un grain de quelques heures : le calme revint avant la nuit tombée. Je ne vous cache pas que j’en fus fort soulagé et que mes prières (de remerciement, cette fois) montèrent de plus belle vers le Ciel ! Jamais, même pendant mes aventures parmi les Indiens, je n’avais vu la mort d’aussi près !

Aujourd’hui, la mer a retrouvé sa magnanimité (sic), les oiseaux de mer et les dauphins nous accompagnent de leurs jeux aériens ; je goûte le calme recouvré : allongé dans mon hamac, je savoure la douceur des vaguelettes, le bleu intense de l’azur, et profite de ces instants de repos pour vous écrire ma profonde affection.
Dès mon arrivée à Vancouver, je vous enverrai une missive vous l’annonçant.

Soyez bien sûrs, ma chère mère, mon cher père, des sentiments les plus respectueux et les plus aimants de votre fils bien-aimé,

François

PS : Lors d’une étape dans un archipel nous avons pêché le baleineau. Journée mémorable, très joyeuse parmi les indigènes, qui nous ont couverts de bracelets et de colliers de coquillages.

Aider Hautefeuille

Par mon don, je contribue à promouvoir une éducation de qualité pour mes fils.

Inscriptions 2018-2019

Toutes les informations pour les

Autres informations

  • Ecole directe

    Prenez connaissance des notes et résultats de votre fils.

  • Calendrier

    Toutes les dates utiles du collège et du lycée.

  • Restons en contact !

    Par les réseaux sociaux

    FacebookGoogle +

    En vous abonnant à notre newsletter