Collège et Lycée privés Hautefeuille

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Collège - Lycée privés

pour garçons

Rédactions de Sixième et Cinquième (promo 2021)

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SIXIEME

Pierre-Etienne de M.
Sujet : En vous inspirant du style et du vocabulaire de L’Iliade, inventez un stratagème qui permettrait aux Grecs de pénétrer dans la ville de Troie.
(La scène se déroule dans le campement des Grecs qui viennent de perdre une bataille)
Lorsque parut l’aurore aux doigts de rose, les Grecs se firent réveiller par Achille aux pieds rapides :
« Venez, Achéens aux belles jambières, écoutez-moi ! Allons-nous nous faire dompter par les dompteurs de chevaux ? Même sans Hector au casque étincelant, ils nous massacrent. »
Il dit. Agamemnon alors éleva la voix :
« Ils ont l’aide des dieux. Souviens-t’en ! »
Il dit mais Ulysse aux mille ruses, éclairé par l’aube de safran, leur adressa ces paroles ailées :
Envoyons nos femmes chez les Troyens. Elles raconteront aux dompteurs de chevaux ces paroles : « Les Achéens n’ont plus de force. Nous sommes pour le salut de la belle Hélène auprès de Pâris au doux visage. Baissez la garde, ne fatiguez pas vos beaux soldats. Votre prochaine victoire sera engagée par vous, illustres Troyens. »
Il dit et des acclamations parvinrent des Achéens aux belles jambières. Les belles femmes aux cheveux étincelants se parèrent de parfum. Elles mirent leurs plus beaux voiles et, chargées de trésors, allèrent amadouer les dompteurs de chevaux.
Après que, pris par la naïveté, ils eurent baissé la garde, les Achéens, parés de leurs plus beaux boucliers, satisfirent leur faim et leur soif et allèrent au combat.
Ayant vu cela, l’auguste Héra aux yeux de génisse alla prévenir son frère, l’ébranleur de la terre, qu’elle tuerait les Achéens par l’intermédiaire de serpents avant qu’ils n’entrent dans la ville.
Poséidon éleva la voix :
« Ne fais pas cela, ô sœur à la face de génisse. Notre divin frère assembleur de nuées nous enverra au Tartare tôt ou tard. Après l’avoir trompé en lui donnant l’amour pour donner la victoire aux Troyens, il a promis d’envoyer au Tartare quiconque les aidera ! »
Il dit et entendit un rire inextinguible qui secoua les dieux immortels.
« Tu as bien raison, ô frère, de m’écouter si sagement. Mais si tu veux, auguste sœur, il ne manque jamais de place au Tartare. »
Il dit en riant, tandis que les Grecs enfoncèrent les portes de Troie et mirent le feu aux écuries des illustres Troyens. Pris par la panique, ils détalèrent dans tous les sens. Les beaux piquiers grecs placèrent leurs belles lances pointées vers le haut en-dessous des balcons des Troyens qui s’écrasèrent sur les lances. Elles s’enfoncèrent dans leurs entrailles en laissant du sang chaud se mêler à la boue. Le blond Ménélas se fit écraser par sa propre maison. La tombe fleurie d’Hector au casque étincelant se couvrit du sang de ses compagnons.
Mais couvertes de sang et de boue, les belles Grecques méconnaissables se firent tuer par leurs propres maris. A la fin de la bataille, Achille aux pieds rapides qui venait de jeter dans le feu Pâris découvrit sa belle compagne morte au milieu de ses ennemis.
Alors les Achéens recherchèrent leurs femmes et ils les trouvèrent massacrées. Ulysse ne résista pas à la tristesse, ses larmes se mêlèrent au sang, il se jeta sur son épée, l’ombre couvrit ses yeux, de même pour Agamemnon.
Ceux qui restaient des Achéens rentrèrent démunis. Ce soir-là, la fête n’eut pas lieu, mais le deuil était de mise, car grand nombre des Achéens s’étaient suicidés.

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Sujet : Vous passez une journée de travail avec une personne qui pratique une profession de votre choix. Il vous initie à la pratique de son métier.

Ce jour-là, mes parents qui connaissaient un haut-gradé dans l’aéronavale m’avaient offert par son initiative une journée de travail sur le mythique porte-avions français : le Charles-de-Gaulle (ce qui, pour moi, ressemblait plus au Paradis qu’à une activité salariée).
*
Le jour J était enfin arrivé. Après avoir consulté une liste d’emplois, je choisis le métier de « chien jaune », ces hommes et femmes sans qui la vie à bord d’un porte-avions serait impossible.
Sans s’arrêter, ils crient des ordres inaudibles pour aider les pilotes dans une des plus grandes difficultés de ce métier : atterrir et décoller de nuit ou de jour sur un aéroport en mouvement dont les pistes sont deux fois plus courtes que la normale avec pour seul repère, un homme vêtu de jaune et de gants noirs.
Les « chiens jaunes » : ce nom dont on les affuble vient de leur uniforme de couleur jaune (la plus visible par tous les temps) et des ordres qu’ils aboient.
Je fis la connaissance de Marc qui exerce ce métier, un homme robuste et de grande taille. Après nous être revêtus de casques antibruit et antichocs, nous échangeâmes de brefs bonjours et il m’emmena sur le pont, où des hélicoptères et des Rafales faisaient chanter leurs réacteurs et leurs hélices dans un bruit assourdissant dans leur hangar, testés par des mécaniciens.
« Vois-tu Pierre-Etienne, une des premières choses à faire est de former une ligne avec le personnel de service et de ramasser au sol des débris dangereux pour les avions ! Nous avançons au même rythme et ramassons méticuleusement ces détritus. Nous appelons cela « la cueillette ».
L’aube d’une couleur orange se levait sur le mur et m’éblouit. Après avoir accompli ce qu’ils appelaient la cueillette, Marc m’emmena au poste de commandement pour prendre connaissance de l’ordre de catapultage. Nous descendîmes ; dans une heure, cet aéroport serait rempli d’engins en tous sens.
« Nous allons effectuer un R.M.T., dit Marc.
– Un R.M. quoi ? repris-je.
– Un Ravitaillement Moteur Tournant : nous allons faire le plein d’essence à un hélicoptère qui n’appontera que pour ceci et laissera tourner ses hélices. Alors, tu comprends… l’équipe de secours est sur les dents. »
Marc les montra du doigt et je vis un camion ou plutôt une camionnette.
« Elle est prête à intervenir en cas de panne d’avion. »
Ce qui se passa alla à une vitesse indescriptible : l’hélicoptère se posa ; Marc accomplit une série de gestes sans hésitation, que tous semblaient comprendre sans difficulté, l’hélicoptère n’eut pas touché le sol que les mécaniciens sous ordre de Marc coururent, placèrent des tuyaux dans des trous de l’hélicoptère quand Marc sortit de sa poche un papier et marqua dessus :
« Fais signe aux mécanos quand je te dirai en agitant tes bras de haut en bas. Quand celui qui porte une croix blanche sur son uniforme t’aura vu, mets ta main droite derrière le dos et fais-leur signe avec ta main gauche. »
Fier de participer à la vie de ce bateau, j’obéis méticuleusement et regardai Marc qui me fit un signe du pouce. Je vis ses lèvres murmurer une chose comme « Super P-E ! »
Nous partîmes déjeuner et, ayant abordé plusieurs sujets, j’entendis la phrase qui me fit le plus plaisir :
« Allez ! On y va ! »
L’après-midi fut riche de découvertes. Les célèbres Rafales allaient à une vitesse inexplicable, sans parler des Super-Etendard qui dans un vacarme assourdissant se ruèrent hors du pont.
*
Cette journée m’a énormément enrichi. Les journées sont longues mais passionnantes. Je ne pense pas qu’autant de travail soit fourni sur les autres bâtiments de la marine française. A partir de ce jour, je veux vraiment être technicien ou pilote, être dans la marine française et y faire carrière.

CINQUIEME

« Comment Renart vola un fromage à une fermière. » Par Hubert Ch******e

Après que Renart eût trompé la meute d’Ysengrin, il s’en alla en quête de quelque mauvais tour à jouer à la fermière du village.
Elle était en train de faire son fromage. Il profita du fait qu’elle ne l’apercevait pas et sauta sur un épouvantail qui se trouvait dans le champ voisin. L’approchant de la tête de la fermière de sorte qu’elle n’aperçoive que son ombre, il dit de la voix du fermier :
«  - V’là un goupil qui a passé la barrière, va l’attraper et tue-le. On r’vendra cher sa pelisse.
- Ben tiens ! Et qui va faire le fromage à ton avis ?
- T’inquiète, j’vais m’en occuper.
- Toi, avec tes mains crasseuses ! certainement pas. »
Sur ce, la fermière se retourna et aperçut l’épouvantail. Soudain, baissant les yeux, elle vit Renart qui essayait de sauter la barrière. Elle appela du renfort :
«  - Homme, v’la l’goupil qui s’enfuit !
- Lâche les chiens ! répondit-il »
Soudain elle s’exclama : « Mais, qu’est-ce qu’il fait ? » en effet, Renart était rentré dans la chaumière, suivi des deux chiens qui renversaient tout sur leur passage.
Le couple prit la résolution d’attendre à la sortie de derrière, mais, au lieu de ressortir par derrière, il montait toujours plus haut jusqu’à arriver dans le grenier. Là le goupil les attendait et quand ils furent sur l’escalier, il se mit à les bombarder de divers projectiles. Cependant le fermier n’avait pas dit son dernier mot : il prit un tabouret en guise de bouclier et entreprit l’escalade de l’échelle. Arrivant en haut, il fut bien étonné de ne rien trouver autre chose que divers projectiles et des sacs de blé entassés. Mais notre goupil avait tout de même laissé une trace de son évasion : des traces de griffe étaient bien visibles sur les sacs de blé. Le paysan les suivit et monta sur le toit en espérant apercevoir Renart, mais celui-ci était introuvable. Le paysan scrutait des yeux l’horizon sans comprendre quand soudain il entendit la voix de sa femme qui disait dans l’escalier : « Au voleur ! il s’était caché derrière les sacs de blé et maintenant il s’enfuit avec mon fromage ! »
Mais pour Renart les ennuis n’étaient pas finis, et en bas de l’escalier, les deux chiens l’attendaient : devant lui la table, derrière lui l’escalier par lequel allaient descendre les deux paysans et de chaque côté de la table les deux molosses. Quand il vit ces trois ennemis fondre sur lui, il n’eut d’autre choix que de passer sous la table. Arrivé dans la cour, il prit le fromage et s’en alla dans son domaine de Maupertuis, où il raconta cette histoire à ses enfants.

Je (Yvain) suis de retour à la cour du roi Arthur. Je raconte au autres chevaliers l’aventure que j’ai vécue. Par Hubert Ch******e

Chers amis chevaliers, je vais vous raconter l’histoire que j’ai vécue dans la forêt de Brocéliande. Vous vous souvenez sans doute de ce que, il y a quelque jours Calogrenant nous a raconté à propos de la fontaine magique. Je suis allé dans la fameuse forêt de Brocéliande, j’y pourfendis de nombreuses bêtes sauvages, jusqu’à arriver à la fameuse fontaine.
Là, je ne vis ni n’entendis que le bruit de l’eau se déversant dans le bassin. Je prêtais l’oreille, me demandant si les dires de Calogrenant étaient justes. Je pensais que quand je sortirais de cette sinistre forêt Calogrenant aurait affaire à moi. Sur ce je dis à mon cheval qui parlait le langage des hommes de rentrer. Mais celui-ci ne put résister à la tentation de se désaltérer, et moi non plus. Seulement, par un hasard malheureux, alors que j’étais debout sur mon cheval, celui-ci fit un brusque écart, et je tombai à la renverse dans l’eau. Le liquide alla se répandre sur le perron.
Aussitôt, comme par magie un gigantesque chevalier sortit du bassin supérieur de la fontaine et se rua vers mon cheval. Cependant, voyant qu’il n’y avait pas de cavalier il s’arrêta net. J’étais toujours dans l’eau. Le géant ne me vit pas mais à la lueur de ses yeux je devinai toute la haine qu’il avait envers moi. Je ne bougeai pas car s’il me trouvait, incapable de faire quoi que ce soit il me tuerait sans la moindre difficulté.
Il s’approcha de la fontaine pour y boire et j’eus envie de le faire tomber lui aussi. Cependant, étant donné sa corpulence et son poids c’était impossible. J’examinais sa position : il avait un pied sur son cheval et un autre sur le rebord de la fontaine.
Alors, j’eus l’idée de sauter sur le dos de son propre cheval qui fit un écart et renversa le gardien.
Dès lors, je jurai de le capturer vivant si le hasard me l’accordait. Mais son cheval se cabra et rua, si bien que si je n’avais sauté sur mon cheval je serais tombé.
Le destrier géant sauta dans un le bassin du haut et disparut aussitôt.
Mon ennemi faillit en faire de même mais je l’arrêtais à temps. Nous nous combattîmes pendant longtemps et j’eus le dessus. Je le ligotais et rentrais au château en le traînant derrière moi.
Si vous voulez le voir, il est déjà dans les geôles du château. Le roi Arthur a fait faire un festin pour mon retour.

Le Dragon, par Hubert Ch*****e

Un de mes amis s’étant fait blessé mortellement à la jambe, je venais pour me procurer un bijou situé derrière la corne d’une licorne capable de le guérir.
La bête avait un corps de lion, des cornes de bélier et, à l’endroit où devait se trouver sa queue était une tête de licorne.
Je dégainais mon épée. Aussitôt elle me chargea. Quand elle vit que je l’embrocherais avant qu’elle n’ait pu me faire du mal elle changea d’avis ; elle se retourna côté licorne pour se battre en duel avec moi, se servant de sa corne comme d’une épée.
Elle se battait si bien qu’elle me fit perdre mon épée. Je tentais de me protéger avec mon écu qui fut vite percé par sa corne.
Alors, je lâchai mon bouclier, esquivai rapidement et ramassai mon arme.
C’est alors que la chimère-licorne prit la forme d’un dragon :
C’était un animal immense avec trois têtes, chacune ressemblant à un animal mais ayant la peau de la précédente et la couleur de la suivante. Il possédait trois paires d’ailes et une queue terminée par un poids.
La première tête avait l’aspect de celle d’un oiseau aux écailles jaune métallique se terminant par des pics.
Elle tenta de me cracher de la foudre, mais j’eus le réflexe de m’écarter et de jeter mon épée, sur laquelle la foudre tomba.
La deuxième ressemblait à un lion et comportait des plumes toute vertes qui lui formaient à un endroit une crinière.
Elle déchaîna une tempête de sable qui me balaya presque totalement. Je ne dus mon salut qu’à une roche située au fond, derrière laquelle je m’abritai.
La troisième était celle d’un lézard et possédait une peau en cuir rouge.
J’attendais son assaut. Le dragon marqua un court temps de pause puis me chercha dans la forêt, passa à côté de ma cachette et se dirigea plus avant sans me remarquer.
J’en profitais pour m’accrocher à sa queue et remonter jusqu’au cou de la première tête. Il ne me remarqua pas. Je portais ma main à mon fourreau pour me rendre compte qu’il était vide : mon arbalète ne marchant plus, sans épée j’étais perdu.
Je tentais de sauter pendant qu’il était encore temps, c’est-à-dire tant que nous n’étions pas trop haut. Je courais le long de son dos, évitant les multiples pics et, tout à la fin l’énorme massue qui y était suspendue.
Quand j’atterris sur le sol, je vis mon épée. Le dragon m’aperçut et fondit sur moi pour m’avaler. Je m’écartais vivement et aperçus une étincelle partant de mon épée pour aller vers sa tête métallique.
La bête poussa un hurlement de douleur et s’effondra à terre à nouveau sous forme de chimère-licorne : la foudre l’avait tué.
Je récupérais donc le bijou sous la corne et revins dans mon pays pour soigner mon ami.

Sujet : "A la manière de Tristan et Iseut, la servante Brangien raconte comment elle a servi le philtre d’amour à Tristan et à Iseut."

ETIENNE S***Y DE C****N :

Après cela, la malheureuse Brangien, prise de peur, alla témoigner de son aventure à une jeune servante en qui elle avait grande confiance et qu’elle appréciait. Elle faisait aussi partie du voyage.

— Amie ! déclara-t-elle, grand est mon malheur, aujourd’hui et jusqu’à la fin de mes jours, car voici que j’ai commis la plus grande erreur de toute ma vie !
— Voyons Brangien, ne vous tourmentez point et racontez-moi plutôt ce qui vous est arrivé, dit la servante d’un ton calme.
— Pendant que Tristan et sa tendre amie Iseut se trouvaient à bord du navire, ils me demandèrent de quoi se rafraîchir. Je trouvais par hasard du vin, enfin du moins, c’est ce que je crus. Je leur servai, ignorant que c’était le philtre qui allait les rendre amoureux à tout jamais. Et ils burent.
— Allons dame, ce n’est point grave. Qu’importe s’ils aiment ou pas ? Rassurez-vous et venez dans ma chambre, dit-elle.
— Mais ignorez-vous que la mère d’Iseut m’avait chargée de faire boire le philtre seulement à Iseut afin qu’elle soit amoureuse du roi Marc, déclara-t-elle en insistant.
— Mais alors, c’est encore mieux, ajouta-t-elle. La mère d’Iseut a voulu les tromper et cela a échoué, réjouissez-vous-en ! Maintenant, venez vous calmer et vous consoler dans ma chambre.

Et c’est ainsi que deux amants, quelques servantes et servants à bord d’une nef, rejoignirent la Cornouaille, sous un beau soleil.

HUBERT C******E, même sujet :

Deux servantes discutent entre elles :
« Brangien, comment va-tu ? Alors il paraît que Tristan est tombé amoureux !
—  C’est un peu plus compliqué que ça, dit Brangien ; figure-toi, Cunégonde, que ma maîtresse m’avait demandée de préparer un filtre d’amour pour le roi Marc et la futur reine Iseut.
—  Tu sais faire des filtres d’ amour ! mais alors, est-ce que tu pourra m’ en préparer un ?
—  C’est un secret ; et puis ce n’est pas pour te dire ça que je t’ai appelé ; je voulait de dire qu’il n’a pas été bu par les bonnes personnes.
—  Ah oui j’y suis : est-ce Tristan qui l’a bu ?
—  Oui !
—  Et il est tombé amoureux ?
—  Oui !
—  Et il l’a embrassée ?
—  Oui ! C’est une calamité. Je n’aurait jamais dû préparer un filtre d’une telle puissance.
—  Le roi ne doit pas du tout apprécier que l’on tombe amoureux d’elle !
—  Aïe ! la situation devient délicate. Comment faire pour que Tristan survive quand le roi l’ apprendra ? Il va le brûler vif ! Comme je m’en veut ! Il faudrait le faire s’enfuir.
—  Tristan est rusé mais je crois bien que l’aide de deux petites servantes ne lui seront pas de trop. Que peut-on faire ? Tu as un plan ?
—  Il vont le faire défiler dans les rues avant de l’emmener au bûcher. A ma connaissance le chemin passe devant une petite chapelle isolée avant de repartir.
—  Pourrait-on faire en sorte qu’il s’enfuie à ce moment là ?
—  Malheureusement, c’est impossible car des falaises entourent la chapelle. On n’y accède que par un seul endroit et on en ressort par le même.
—  Et s’il sautait de la falaise ?
—  II lui faudrait un endroit où atterrir. Non Cunégonde, cette fois-ci je crois bien nous ne pouvons rien pour notre ami.
—  Allons, Brangien, nous trouverons bien un moyen pour qu’il s’en sorte. Tiens, j’ai une idée. Si on posait une pierre plate de sorte qu’elle dépasse de la falaise ? il sauterait dessus et ne se ferait pas mal. Qu’ en dit-tu ?
—  J’y cours. Au revoir Cunégonde !
— Au revoir !

BERTRAND A******R, sur le sujet : "Première consultation d’Argan, l’ex-malade imaginaire, devenu médecin."

Un peu après avoir été malade, Argan devint médecin, ce qui affligea Béline, sa femme, qui pensait qu’il était encore trop faible pour prendre ce travail, mais Argan n’en a rien fait et il est tout de même devenu médecin.

Nous sommes lundi, premier jour de la semaine, le jour où les patients affluent chez les médecins. Argan, médecin depuis peu, est assis à son bureau, dans son cabinet qu’il a fait refaire il y a tout juste deux jours. Ce dernier est à présent simple, petit, comportant une table, un lit de consultation, une étagère et deux chaises.

Argan, donc, attendait sa première patiente, Madame Barondis.

Quand celle-ci arriva, Argan respira (apeuré à l’idée de sa première consultation) et prit un air occupé. Mme Barondis pénétra dans le cabinet sans mot dire. Argan se jeta à l’eau :
— Mes sincères condoléances, Madame Barondis ! Je suis Monsieur Argan, votre nouvel apothicaire. Permettez-moi de vous dire que je vous trouve charmante !
— Vous m’en voyez flattée, Docteur ! répondit-elle en rougissant.
— Asseyez-vous, je vous en prie ! Eh bien, en quoi ai-je le plaisir de votre visite ?
— Voilà : il m’arrive, Docteur, que quand je reviens de promenade, ou après avoir marché ne serait-ce que quelques instants, je ressens un souffle très puissant au cœur qui me brûle intérieurement. Cela m’inquiète !
— Mais il ne faut pas, Madame Barondis ! Allons, allongez-vous que je vous ausculte.

Elle s’allongea et Argan sortit un outil de médecine dont l’utilité était de contrôler le rythme cardiaque. Après avoir vérifié celui de Madame Barondis, il dit plusieurs fois : « Je vois ... Je vois ... ». Madame Barondis s’inquiéta :
— Est-ce grave ?
— Bien sûr que non ! Ne vous en faites donc pas, la rassura-t-il. Je vais m’en occuper.
Il fouilla un moment dans ses instruments et en ressortit une immense seringue, avec une pointe très fine et très longue.
Mme Barondis verdit de peur :
— Vous ... vous allez me faire une piqûre ?
— Une toute petite de rien du tout !
Elle se mit à trembler :
- Non ! Pitié ! Ne faites pas cela ! J’ai toujours eu une peur atroce des piqûres ! Je vous en prie ! Je vous en supplie !
Irrité par la peur bleue de sa patiente, Argan dit d’une voix plus élevée :
- Dois-je vous attacher pour que vous vous teniez tranquille ?
- Non, dit-elle un peu calmée.
Argan la piqua donc délicatement, sans que sa patiente dise un seul mot.

Après la consultation, Argan prescrivit son ordonnance :
— Alors nous disions donc : poumonerie corporelle...
— Est-ce grave ? dit Madame Barondis d’une voix apeurée.
— Non ! Bien sûr que non ! Juste un simple petit virus de passage ...
En réalité, Argan inventait complètement le nom de la maladie de sa patiente, maladie qui n’existait pas, mais Argan voulait juste la faire revenir le plus souvent possible pour pouvoir s’enrichir le plus qu’il le pourrait.
Il la rassura donc :
— Avec l’ordonnance que je vais vous prescrire, vous guérirez très vite et n’aurez pas à vous en faire ! Alors : Micélys, une cuillère matin et soir ; Cosomosol, un cachet par jour, au souper de préférence ; de la Glumose et du Tamalose, chacun toutes les heures. Vous prendrez tous ces médicaments jusqu’à votre prochaine consultation, dans une semaine. Là, je vous en prescrirai d’autres.
— Entendu, Docteur ! dit Madame Barondis. Combien cela fera-t-il ?
— Cent écus tout rond !
— Cela me semble très cher !
— Que voulez-vous ? Je gagne ma vie, vous gagnez la vôtre ! N’est-il pas ?
— Si, bien évidement ! Eh bien, je crois que je vais pouvoir me retirer. Je vous souhaite une bonne journée, Docteur !
— Tout le plaisir était pour moi, Madame Barondis ! Au revoir !

Une fois qu’elle se fut retirée, Argan ricana d’un petit rire satisfait. Il venait d’empocher cent écus ! Il rangea cette petite fortune dans son tiroir, le ferma à clé et le patient suivant arriva.

Pour conclure, je vous mets en garde, chers lecteurs : quand vous êtes en rendez-vous médical, ne vous fiez pas à n’importe qui et prenez garde à vos dépenses !

GREGOIRE V***Y :

Sujet : Un de tes amis s’est comporté de façon héroïque.

Cette histoire, chers amis, est une histoire vraie, qui m’est arrivée lors d’un de mes grands voyages en Bavière. Ecoutez bien, et constatez l’héroïsme du jeune homme dont vous allez entendre parler : j’ai cité Tugdual R.

« A table ! », clama M. Fourt, mon instituteur de CM2. Mes camarades et moi quittâmes le terrain de sport que nous occupions, et nous nous dirigeâmes vers le réfectoire aussi rapidement que possible. Depuis le début de notre classe verte à Sonnenhof, chaque repas était pour nous l’occasion de vanter les talents de nôtre cuisinière, Maria Luisa, une bien brave femme.

Le jeune Tugdual et moi-même allâmes nous assoir à une table où un garçon très sympathique, Maël Karm, était installé. « Aujourd’hui, les gars, gratin dauphinois ! », nous lança-t-il jovialement. « Oui, lui répondit Tugdual, heureusement que tu nous as laissé un bon quart de portion chacun, n’est-ce pas, hmm ? »

Là commença un grand débat sur les besoins de nourriture d’un garçon par rapport à sa taille. Tugdual prétendait qu’étant minuscule, il devait manger plus pour grandir. Maël le contraire. Quant à moi, je savourai le gratin dauphinois dont il est question plus haut. Au dessert, Tugdual, qui avait trop mangé, proposa sa part de flan à Maël, qui lui fit observer son héroïque geste. Il ne crut pas si bien dire.

Le lendemain, après une bonne nuit, nous nous mîmes en route, l’estomac bien calé, et les pieds engoncés dans des chaussures trop petites, pour une course d’orientation. Nous traversâmes une rivière, escaladâmes des collines, et nous étions en bonne voie de remporter la course, lorsqu’un bruit de branche sèche en train de craquer se fit entendre : un arbre mort avait été abattu, sûrement par une forte bourrasque de vent, et dévalait la pente dans laquelle nous étions engagés à une allure folle.

Mon groupe, formé du jeune Léo Gruber, de Maël Karm, de Maxence Ekirsch, de Tugdual Roche et de moi-même se mit en devoir de s’écarter. Mais Léo Gruber, qui, bien qu’assez grand, nageait dans ses chaussures, culbuta, et probablement se foula la cheville. Quoi qu’il en fût, il ne put se relever. Il n’aurait pas échappé à la mort, si le brave Tugdual ne s’était jeté sur lui, l’entraînant dans un fossé qui longeait le sentier.

Hélas, notre héros ne s’en tira pas indemne : le tronc lui roula sur la jambe, et il aurait été entraîné par l’arbre s’il ne s’était pas fermement accroché à un buisson qui se trouvait là. Catastrophé, notre accompagnateur eut tôt fait d’appeler les secours, qui arrivèrent un quart d’heure plus tard sur les lieux. Le diagnostic du médecin tomba : la jambe était fracturée, mais pas brisée. Un mois de béquille et tout serai fini.

Un mois plus tard...

« Tugdual R, pour ton dévouement et ton courage, nous te remettons ce prix de camaraderie ». Le jeune Tugdual qui avait recouvré toutes ses capacités physiques, était très ému, mais très fier de la médaille qui ornait sa poitrine, et il ne put s’empêcher de faire un discours, que je n’écrirai pas ici, mais qui fut, croyez-moi, très émouvant.

Vous connaissez maintenant l’héroïsme de Tugdual R, qui en Allemagne fut et est encore mon meilleur ami. Cette histoire est véridique, et j’en fus témoin.

Grégoire V***Y

Sujet : Comment Renart vola un fromage à une fermière.

« Ah Renart,ce goupil ! Ah ce fourbe ! » s’exclamaient les paysans.« Connaissez-vous sa dernière perfidie ? demanda un agriculteur. Il paraît qu’il a volé dix livres de tomme à une inoffensive fermière !
- Que dis-tu,Jean ! dit un autre vilain.
- Eh oui,la semaine dernière. Il profita d’une quelconque distraction de la fermière pour s’emparer du précieux fromage, en escaladant la haute clôture.
- Mais qu’est-ce qui aurait distrait la fermière dans sa surveillance active ?
- Je n’ai point d’idée. Allons lui demander. »

Ils traversèrent donc le village, et frappèrent à la porte de la maison de la fermière.Elle était encore en train de surveiller son butin.« Mes hommages, Jean. Pourquoi désirez-vous me voir ?
- Il paraît que vous surveilliez les fromages lorsque le goupil s’est emparé de ces dix livres de tomme. Qu’est-ce qui vous a distrait durant votre contrôle actif ?
- Laissez-moi réfléchir… Il me semble que le vol d’un corbeau m’a interrompue.
- Serait-ce Ticelin,cet ami de Renart ?
- Ma foi… c’est bien possible,répondit la fermière.
- Tout cela me paraît louche. Je crois que les deux ont conspiré contre nous.
- Je le pense aussi,dirent en même temps la fermière et Jean. »

Mais Renart, à ce moment, ayant profité de la discussion des paysans et de la fermière,avait escaladé le grillage et déroba une livre de fromage, ainsi que Ticelin, qui en vola deux.Tout le monde essaya de reprendre la livre de tomme à Renart,mais en vain. Il retourna tranquillement dans sa tanière où dame Hermine l’attendait paisiblement. Il raconta à ses fils son histoire. Puis ils dînèrent ensemble et allèrent se coucher.

Renart joua bien d’autres tours. Mais ceux-ci sont racontés dans d’autres récits.

François C***N DE V*******E (5A)

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