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Pédagogie du cerveau masculin

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TEACHING THE MALE BRAIN - par Abigail Norfleet JAMES - Éd. Corwin Press, 2007

Ce compte rendu sélectionne certains aspects du livre, directement applicables.

A. Différences sensorielles

1) LA VUE
- Au tableau, couleurs primaires : le garçon est moins sensible à la couleur que la fille, et plus souvent daltonien. Il utilise moins souvent la couleur pour organiser ses écrits.
- Surligner en jaune, bleu ou gris. Le rose attire moins l’attention du garçon.
- Se déplacer un peu en parlant : le garçon est sensible à ce qui bouge.
- Faire des signaux visuels : geste des mains, de type « chef d’orchestre », pour demander le silence ; ces gestes doivent avoir un sens évident.
- Veiller au calme : un excès de petit mouvement dans une classe aboutit à une perte d’attention.
- Dire les choses clairement : le garçon ne comprend pas toujours bien l’expression du visage. Le sourire ou la moue ne suffisent pas.
- Le langage non-verbal doit être très explicite : pouce levé pour le oui, baissé pour le non…
- Utiliser des objets, surtout en mouvement : l’objet captive l’attention du garçon.

2) L’OUÏE
- Voix claire et forte.
— Ne pas crier : le garçon a une grande tolérance au bruit. Par ailleurs, étant mal équipé pour les aigus, il ne les aime pas.
— Ne pas murmurer : il peine à entendre les sons doux.
- Articuler clairement : cela augmentera les chances de faire passer le message.
- Vérifier l’ouïe de l’élève : un garçon qui semble n’être pas attentif a peut-être un problème d’ouïe. Le faire avancer plus près du bureau.
- Patience pour les réponses : le garçon a besoin d’un peu de temps pour répondre à une question, car sa cochlée, conduit auditif, est plus longue.
- L’élève doit regarder l’adulte, en particulier lors d’une réprimande : il écoute mieux.
- Conversation triangulaire : pour aider les élèves à s’écouter mutuellement, les habituer à répondre eux-mêmes aux questions de leurs camarades.

3) LE TOUCHER
- Le garçon aime agacer physiquement : veiller à bien séparer les tables, pour éviter les tentations.
- Se bagarrer est normal : accepter une certaine dose de chahut en récréation, en veillant à interdire les coups au visage et sous la ceinture.
- Le garçon apprend en manipulant : sciences, maths, géographie ; utiliser l’ordinateur ; faire dessiner un schéma, un plan de bataille, ou le cadre d’un récit. Le faire écrire souvent aussi.
- Donner des bases de secourisme : un garçon doit savoir repérer des blessures graves, et réagir.
- Attention aux coups à la tête : ils peuvent avoir une répercussion sur la mémoire, ou le sommeil.
- La récréation est avant tout une détente : les jeux de société et la lecture doivent être possibles, pour les élèves plus calmes.

4) MODALITES D’APPRENTISSAGE
- Auditifs : le garçon n’est pas souvent un bon auditif. Lui apprendre à prendre des notes, à écouter un stylo à la main.
- Kinesthésiques : le garçon l’est fréquemment. Le faire souligner, encadrer, mettre de petits signes (cœur, schémas) sur son cahier.
- Visuels : le garçon apprend facilement de façon visuelle, en particulier avec des tableaux ou des graphiques. Il visualise mieux les images que les mots. Présenter les cahiers de façon très claire et aérée. En littérature : arbres généalogiques, frises chronologiques, story-boards… En grammaire, en explication de textes : souligner, mettre des crochets, des couleurs…

B. Différences physiques

1) NIVEAUX D’ACTIVITE
- Le niveau élevé d’activité attribué aux garçons est un préjugé, surtout d’origine sociale.
- Les plus âgés doivent avoir la possibilité de rester en classe dans le calme pendant la récréation.
- Offrir à tous des sorties très libres, pour pouvoir ensuite reprendre une activité plus contrôlée.
- Prévoir les débordements de certains, et les sanctions à adopter. Annoncer clairement les limites.

2) MOTRICITE FINE/LARGE
- Le g. développe la motricité large avant la fine.
- Proposer des activités « masculines » : réparer un moteur, faire une soudure, monter une horloge…

3) LANCER
- Les garçons sont très habiles au lancer.
- Tolérer que certains (du 1er rang) lancent leurs papiers dans la corbeille, sans mauvais esprit (surtout en 4e-3e). Mais en cas d’échec, ils doivent se lever ; et en cas d’échec répété, tout ramasser dans la classe. En cas de succès, les féliciter discrètement.
- En Histoire, faire construire un trébuchet. Le faire dessiner en Arts plastiques… réaliser en Techno…
- Ne pas dévaloriser le garçon faible au lancer.
- Donner des limites claires et faire lancer des objets non dangereux.

4) HABILETE MANUELLE ET DEXTERITE
- Selon un préjugé, la dextérité ne serait pas une qualité masculine. Les garçons affectent donc de ne pas y attacher d’importance.
- Proposer des concours de calligraphie, pour valoriser l’écriture. On découvre ainsi que beaucoup de garçons font chez eux de la calligraphie.
- Montrer par un schéma la façon correcte de tenir le stylo, pour un droitier ou pour un gaucher.
- Standards d’écriture : écrire sur la ligne, majuscule/minuscule distinctes, ne pas écrire trop gros, ni trop petit, respecter les normes courantes (jambages du m, point sur le j)…
- Sans forcément enlever des points, avertir les parents que les professeurs demandent un effort.
- La graphothérapie existe, pour ceux qui sont en difficulté réelle.

C. Différences cognitives

1) MEMOIRE
- Donner clairement le travail à faire, l’écrire au tableau avant la fin du cours, et surveiller le cahier de textes de l’élève ; le faire signer des parents.
- Veiller à ce que tous les élèves soient interrogés, en leur attribuant un numéro et en tirant ces numéros au hasard, dans un chapeau.
- Faire apprendre de courts poèmes, des textes en prose, des dialogues, et avoir un jour de la semaine où tous récitent face à la classe.
- Faire résumer un paragraphe du cahier en quelques mots, pour aider aux révisions.

2) LECTURE
- Faire lire à voix haute, et noter les difficultés.
- Lire de beaux textes aux élèves, avec le ton.
- Concours de lecture, avec déjeuner-pizza pour les vainqueurs.
- Faire lire toute sorte de livres, pour faciliter aux élèves l’entrée dans la lecture. Une fois cette étape atteinte, les classiques entrent en scène.

3) EXPRESSION
- Exiger des réponses rédigées, incluant la question, reformulée, dans la réponse.
- Exiger de rendre le brouillon en rédaction, et montrer comment on peut travailler un brouillon, et quels types de brouillons peuvent être faits. Donner des fac-similés de brouillons de Balzac, Montaigne…

4) HABILETE SPATIALE
- En géographie, vérifier aussi bien la capacité à dessiner une carte qu’à s’orienter.
- En littérature, dessiner le plan du lieu du récit, et marquer d’une punaise les déplacements.
- Que les élèves puissent manipuler dans toutes les matières. En maths et science, bien sûr ; en histoire, panneaux ; en grammaire, cartons avec préfixes et suffixes pour composer des mots.

D. Différences sociales et émotionnelles

1) LE CERVEAU ET LES EMOTIONS
- Utiliser la musique et les chansons dans l’apprentissage (langues, histoire…)
- Faire apprendre des poèmes exaltants, des discours historiques, des textes de référence.
- S’appuyer sur les passions : histoire, sports, guerre, timbres, techniques, hommes célèbres.
- S’appuyer sur l’instinct de compétition : donner la possibilité aux élèves de dominer la classe, en faisant parler ceux qui savent.

2) VOCABULAIRE EMOTIONNEL
- Un texte de portrait moral : demander aux élèves de le réécrire avec des synonymes.
- Donner aux élèves des listes de vocabulaire par thèmes : confiance, caractère, enthousiasme.
- Relier au vocabulaire des faits un vocabulaire émotionnel pour aider à passer de l’un à l’autre.
- Les faire écrire sur leur expérience émotionnelle : amitié, animal favori, colère, peur, joie…

3) AGRESSION ET CHAHUT
- Donner cinq règles exigeantes et s’y tenir :
— A la sonnerie, tout le monde doit être prêt.
— Les élèves doivent se respecter mutuellement…
- Ne pas faire d’exception aux règles sous prétexte que l’intention n’était pas mauvaise.
- Si la règle est trop dure, en changer, mais expliquer pourquoi on change. Ne pas changer pour quelqu’un en particulier.
- Ne pas changer souvent les règles.
- Ne pas traiter quelqu’un comme plus jeune qu’il n’est, ni lui parler trop gentiment, surtout s’il est en tort. Le traiter en personne responsable, lui demander de tirer lui-même les conséquences.
- Encourager une activité physique régulière.
- Les arts martiaux aident au contrôle de soi.
- Utiliser l’humour face à une situation tendue.
- Constater un fait isolé, sans généraliser ni mettre une étiquette sur le « coupable ».

4) COMPETITION ET COOPERATION
- Le garçon est généralement compétitif.
- Proposer des exercices en groupe : projets par équipe, ou pour toute la classe, pour leur faire apprécier le travail en coopération.
- Récompenser la meilleure progression, en plus du meilleur élève. Le caractère, l’esprit de service… Essayer de décerner un prix à chacun.
- Concours oratoire, de capitales, de maths, de vocabulaire, de soin, par grand ou petit groupe.
- Veiller à ce que les élèves soient de bons perdants et d’humbles gagnants.

Silvestre Baudrillart, août 2009

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