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Notre-Dame : le récit d’un pompier

lundi 29 avril 2019

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Les rédactions qui suivent ont été réalisées en classe, en 1h50, bien entendu sans l’aide d’aucun adulte, par des élèves de 6e.

Sujet : Un pompier qui a participé au sauvetage de Notre-Dame de Paris raconte sa nuit de combat contre les flammes.

HENRI :

Aux alentours de dix-neuf heures, la sirène de la caserne retentit. Tous les combattants se réunissent dans la cour et là, on nous annonce que Notre-Dame est en feu. C’est avec l’âme blessée que je quittai la caserne, avec un seul but : sauver la Vieille-Dame en proie aux flammes.
Arrivés sur l’île de la Cité, nous pouvions voir l’immense panache de fumée s’élever dans le ciel.
Quand, enfin, nous avons atteint la place, je découvris l’horreur qui se dessinait. Notre-Dame, le symbole de l’Église d’un pays et du monde, était en train de partir en fumée. J’avais le choix : soit je montais sur le toit pour éteindre la charpente, soit j’allais aider les sauveteurs pour sortir les œuvres et les reliques. Je pris la première option et me dirigeai vers la grande échelle la plus proche. J’y grimpai et, arrivé en haut, je découvris l’enfer de ce brasier. Les combattants du feu que nous sommes ne pouvaient retenir les flammes.
Après des heures de combat, l’immense flèche qui dominait la cathédrale s’effondrait corps et âme dans Notre-Dame, en emportant dans sa tragique chute la voûte. Cette vision me fit défaillir et m’écrouler. À ce moment, je désespérais de sauver Notre-Dame. Le feu ne faiblissait pas et se nourrissait de la « forêt ».
Dans ma tête je voyais la cathédrale s’effondrer, se briser, disparaître à jamais dans les flammes… Mais il fallait continuer à se battre, pour elle, pour les autres générations, futures ou passées, pour la beauté de ce monument.
Vers 21h, on vint me remplacer, car j’étais exténué. C’est avec le plus grand regret que je quittai Notre-Dame toujours en proie aux flammes, priant pour que la cathédrale ne fût pas atteinte d’autres malheurs. Rentré chez moi, je me couchai, l’âme blessée.
Je sus, le lendemain, qu’on avait sauvé Notre-Dame. Quelle fut ma joie de l’apprendre ! Mais ce n’est qu’un début, car il va falloir reconstruire, et je vous promets d’y contribuer largement !

MATTHIEU :

Il est dix-huit heures quarante-cinq. Aucune alerte n’a sonné dans notre bâtiment, cet après-midi. L’air est calme et paisible, je bois tranquillement mon café… jusqu’au moment où u sapeur entre dans la salle, effondré !... « Une tragédie, une catastrophe mondiale, un phénomène extravagant, qui sort du réel pour aller plus loin encore que l’irréel ! Notre-Dame de Paris brûle à grandes flammes ! » C’étaient les propres mots de mon compagnon, pris de panique, pourtant si paisible d’habitude !
Déjà, notre camion d’un rouge éclatant filait à vive allure vers cet incendie de même couleur. Lorsque nous arrivâmes, une foule énorme pleurait, criait, priait, suppliait et fixait ce tourbillon de flammes, dévastatrices.
Je dois dire que j’avais déjà affronté des incendies très impressionnants, mais celui-ci dépassait tout ce que j’avais vu jusqu’à ce jour ! De plus, ce « four » était impénétrable et les lances propulsaient des jets d’eau, pour la plupart inutiles car ils atteignaient les parois, et non la toiture, en proie aux flammes.
Au bout de plusieurs heures de lutte, les flammes commencèrent à diminuer légèrement mais, même si nous nous relayions assez fréquemment, nous étions au bout de nos forces, de notre patience et nous avion perdu courage pour sauver l’honorable monument français, dont la courageuse flèche qui le surmontait avait cédé aux flammes palpitantes. Nous avions essayé toutes les solutions possibles ; mais rien ne marchait.
Enfin, à minuit passé, nous finissions d’éteindre les dernières flammes et braises rougies.
Après cela, il fallut faire le point sur les dégâts causés par l’incendie. Résultat : aucun mort, ni aucun blessé. Il y avait cependant d’importants dégâts du côté des reliques : trois d’entre elles avaient brûlé, dont l’épine du paratonnerre.
J’avais cependant été énormément impressionné par l’entraide des hommes et le nombre de personnes qui étaient attristées par l’incendie. Je venais de découvrir qu’une catastrophe, même horrible, pouvait faire naître de l’amour, comme dans ce moment catastrophique où les hommes étaient venus s’aider les uns les autres.

OLIVIER :

Voici le testament d’un pompier qui n’a pas eu le courage de dénoncer le criminel et qui ne l’aura jamais. Il y a maintenant des années que Notre-Dame a été reconstruite et personne n’a jamais expliqué ce qui s’était passé ce lundi 15 avril à 18h30, sauf moi.
Tout commença quand, par une belle soirée ensoleillée, mes amis et moi avions fini notre formation et allions boire un coup du côté de l’île de la Cité… mais, juste a moment où nous allions ouvrir la porte du bistro, nous sentîmes une odeur de fumée. Nous regardâmes autour de nous pour voir ce qui se passait, et nous vîmes avec étonnement que cela nous semblait venir de la cathédrale. Donc, en tant que jeune pompier assoiffé d’aventure, je ne pris même pas le temps de réfléchir, et je courus tout droit en direction de Notre-Dame. À l’arrivée, je m’arrêtai quelques instants pour reprendre mon souffle et je découvris que mes amis ne m’avaient pas suivi. Je n’en connaissais pas la cause sur le moment, mais je découvrirais plus tard qu’ils avaient préférer rentrer dans le bistro et laisser faire les professionnels. Mais moi, tel un abruti, j’avais voulu faire la tête brûlée.
J’ouvris donc la porte de la gigantesque cathédrale, fis un signe de croix en respect pour le Seigneur et mes impressions furent confirmées : de la fumée s’échappait de la charpente ! Une personne qui, quelques instants auparavant, priait, criait à en perdre la voix : « Fuyez, fuyez tant que vous le pouvez ! Tout brûle ! Et surtout… »
Je fis taire cette personne en lui plaquant la main sur la bouche, car j’avais cru entendre des bruits de pas dans les échafaudages qui servaient pour restaurer la flèche. Les bruits s’arrêtèrent, puis de la fumée s’échappa à une autre extrémité ! Il fallait faire vite : un incendie criminel allait être propagé dans l’intégralité de Notre-Dame.
Je courus bien évidemment vers la porte qui conduisait en haut. La porte était déjà ouverte, ce qui prouvait que c’était une personne du chantier, ou alors qu’une d’entre lui avait ouvert. Trop de questions à résoudre en trop peu de temps, je pris donc la décision d’escalader. Quand je fus arrivé tout en haut, le vent soufflait peu et le soleil n’était pas encre couché.
Tout à coup, je vis qu’un homme se précipitait vers moi avec une torche à la main, en hurlant. Mes réflexes de formation me sauvèrent la vie car, alors qu’il s’apprêtait à m’assommer avec son arme à feu (car une torche brûle avec du feu), je pris son bras gauche, le lui cassai et, plié sous la douleur, mon assaillant lâcha la torche qui tomba, je ne sus jamais où ; mais c’est à cause de cette clef de bras que Notre-Dame, quelques heures plus tard, n’aurait ni toit ni flèche, car le feu que le criminel avait déjà commencé dans les charpentes aurait fait bien moins de dégâts. C’est d’ailleurs pour cela que je ne veux pas le dénoncer car tout est de ma faute.
Finalement, l’homme me donna un coup de poing de sa main encore valide, je perdis le contrôle et il s’enfuit si vite que je n’eus même pas le temps de le revoir. Pris de panique, je filai aussi rapidement que lui et je sortis à temps de la cathédrale, car mes coéquipiers arrivaient en trombe de toutes les rues, et mes amis aussi qui, même en ayant un petit peu bu, semblaient très sérieux et commençaient déjà à sortir les tuyaux. Je fis de même, et je passai toute la soirée à aider les professionnels.
Depuis, je m’occupe toujours de mes affaires et je ne fais plus la tête brûlée, et je suis maintenant professeur de pompiers en formation.

CONSTANTIN :
C’était hier, le 15 mars 2019, à 18h50, que l’incendie se déclencha. L’alarme de notre caserne retentit. Nous sautons dans nos camions et nous nous dirigeons vers le 5e arrondissement. Nos bolides rouges roulent à toute vitesse, tels des éclairs rouges. Une foule de gens se massait dans le passage. Soudain, je la vois : Notre-Dame, la reine de Paris, le cœur de la France brûlait.
Les portes du camion s’ouvrent. Nous installons les lances d’arrosage et nous pompons l’eau de la Seine. Je prends un jet et je m’approche de la cathédrale. Des flammes jaillissent des rosaces dépouillées de leurs couleurs éclatantes. Je m’engouffre à l’intérieur. La charpente datant du XIe siècle brûle. Soudain mes compagnons me hurlent de sortir. Je me précipite au-dehors. La flèche s’élevant à 90 m de hauteur se renverse sur elle-même, faisant tomber avec elle la toiture tout entière.
Je m’élance à nouveau dans les flammes et je découvre la croix, illuminée, resplendissante. Je tombe à genoux devant ce miracle. Je sens l’Esprit-Saint se déverser en moi. Alors, avec un élan de courage, animé par la grâce de Dieu, je me relève et je ramène les peintures, les statues et toutes les richesses et les trésors de Notre-Dame.
La nuit tombe et les pompiers commencent à prendre le contrôle et à gérer les flammes. J’arrose les murs et la toiture avec ardeur, mais je ne vois pas le vitrail derrière moi qui explose sous l’effet de la chaleur. Un bout de verre transperce mon armure et je pousse un cri de douleur. Mes compagnons m’entendent et viennent me sauver du feu. Une ambulance vient me chercher et m’emmène à l’hôpital.
Le lendemain, j’apprends avec émotion que Notre-Dame est sauvée, mais j’éprouve une grande tristesse en la voyant. Heureusement, la couronne d’épines du Christ est sauvée, le plus grand des trésors de Notre-Dame. Je retrouve de la joie dans mon cœur, car le président de la République ordonne la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Aider Hautefeuille

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