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Tempérance

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A. De quoi s’agit-il ?

● L’âme, le corps et les sens éprouvent des appétits parfois disproportionnés. La tempérance est la vertu qui modère ces appétits.
● La tempérance est, selon saint Augustin, « l’amour se donnant tout entier à l’objet aimé. » L’homme tempérant n’est pas un timide au cœur sec, mais un amant généreux qui a choisi de se donner pleinement.
● L’homme est affaibli par le péché originel : pour maîtriser les chevaux fougueux du désir, de la passion, des concupiscences, il faut leur tenir les rênes courtes.
● « Il faut donner au corps un peu moins que le strict nécessaire. Sinon, il trahit » (Chemin, 196).
● « Dis à ton corps : je préfère t’avoir pour esclave que d’être le tien » (Chemin, 214)

B. Désirs et désordre

● Le désir est le grand moteur de nos vies.
● Ambition, soif de connaissances, appétits sensibles : toute notre vie n’est que désirs, et à chaque assouvissement s’attache un plaisir.
● Le désir de bonheur est la grande tension qui résume l’homme.
● Le bonheur est l’harmonieux accomplisse-ment de nos désirs et de nos besoins vitaux.
● L’homme est esprit, et son bonheur ne sera complet que dans la plénitude spirituelle et dans la joie de l’amour partagé : en Dieu, dans la contemplation de l’Être Parfait.
● « Soyez parfaits » : le désir de la sainteté est notre plus noble ambition. Au Ciel, il sera pleinement assouvi.
● L’homme est aussi corporel, et les désirs justes de son corps doivent s’accomplir, car s’ils sont ordonnés au bien, ils sont voulus par Dieu.
● C’est le péché qui a introduit le trouble dans nos désirs : la nature humaine, à l’origine, était harmonie et maîtrise de soi.
● Malgré le baptême, nous avons encore en nous le « fomes peccati », le foyer de péché, qu’on appelle aussi la concupiscence : désir bas.
● Saint Jean distingue trois concupiscences : concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil de la vie (I Jn 2, 18).
● Ces passions désordonnées nous tirent vers le bas, mais ne doivent jamais nous désespérer : la nature humaine n’est qu’affaiblie et blessée, elle n’est pas détruite.

C. Vices ou addictions ?

● Un vice est une tendance enracinée dans l’âme, un attachement désordonné mais durable, une facilité consentie à commettre certains péchés. L’addiction y ajoute une force d’ordre chimique, qui s’empare de notre cerveau.
● Contre le vice, la volonté peut agir ; contre l’addiction, il faut une aide médicale et sociale.
— La PARESSE est l’intempérance dans le repos ;
— la GOURMANDISE, dans la nourriture/boisson ;
— la LUXURE, dans l’appétit sexuel ;
— l’ORGUEIL, dans l’amour de soi ;
— l’AVARICE, dans le désir d’argent ;
— la COLERE, dans l’expression de l’indignation.
Tous ces désirs peuvent être bons, s’ils ne sont pas vécus dans l’excès.
● Certains vices sont comme des addictions : ils font de nous un esclave ou un simple animal, affaiblissant notre part d’humanité.
● Sont classés parmi les addictions : la drogue, le tabac, l’alcool, mais aussi les jeux d’argent, les jeux vidéos à haute dose…
● Certains vices s’enchaînent : « La gourmandise est l’avant-garde de l’impureté » (Chemin, 126)

D. Vertus amies de la tempérance

● L’HUMILITÉ est la tempérance dans l’estime de soi. « L’humilité, c’est la vérité sur le chemin de la lutte ascétique » (Sillon, 259).
● Il existe une fausse humilité, qui est l’hypocrisie de s’humilier, pour que les autres nous flattent ; l’homme vraiment humble sait ce qu’il vaut, et combien Dieu l’aime.
● Le DÉTACHEMENT est la tempérance dans l’usage des biens de ce monde, qui ne sont que des moyens, et auxquels chaque homme a droit.
● Le fait de posséder des biens sur cette terre ne m’empêche pas d’en être détaché, si je ne fais pas d’eux une condition stricte de mon bonheur.
« Ne te crée pas de besoins » (Chemin, 630).
● La PAUVRETÉ est le choix volontaire du renoncement aux richesses de la terre. « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3).
● La SOBRIÉTÉ est la tempérance dans la nourriture et dans la boisson.
● La CHASTETÉ est la tempérance dans l’usage sexuel de son corps, ordonné à l’amour indissoluble et au respect de l’autre dans le cadre du mariage. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! » (Mt 5, 8)
● La chasteté commence par la maîtrise du regard, car « la lampe du corps, c’est l’œil ; si donc ton œil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton œil est malade, ton corps tout entier sera ténébreux » (Mt 6, 22-23).
● La MORTIFICATION est la tempérance dans l’usage des sens internes et externes : le goût, le toucher, mais aussi l’imagination, le jugement… C’est renoncer à des choses bonnes en soi, pour un bien supérieur. « Aucun idéal ne devient réalité sans sacrifice. » (Chemin, 175).

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