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La mixité serait-elle un dogme ?

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Interrogé sur le thème de la non-mixité dans l’enseignement, le porte-parole d’une importante formation politique a répondu qu’il s’agissait d’une « hérésie ». Cela signifierait-il que la mixité est un dogme ? On en a bien l’impression, à voir les remous que suscite ce thème dans la presse.

Pourtant, la séparation garçons-filles est d’abord l’expression d’un choix éducatif. Actuellement, la mixité est largement remise en question, en particulier depuis la sortie du livre de Michel Fize : Les pièges de la mixité scolaire (Presses de la Renaissance, 19 euros).

Ce sociologue, chercheur au CNRS, est un ancien conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports (du temps du ministre communiste Marie-George Buffet). Il s’insurge « contre le fait que la mixité à l’école est érigée en dogme intouchable ».

On peut résumer ainsi les arguments en faveur de la non-mixité :
— Les garçons et les filles travaillent mieux.
— La maturité affective se fait à son rythme.
— Les professeurs sont plus à l’aise face à un groupe non-mixte.

Garçons et filles travaillent mieux, car la manière de travailler n’est pas la même. Les garçons ont besoin de grands objectifs, il faut les structurer, ils se mettent difficilement au travail. Mis dans la même classe que des filles, ils en viennent facilement à penser qu’ils sont faibles, parce qu’ils n’ont pas la même assiduité au travail.

La maturité affective se fait à son rythme : dans l’âge-clé de l’adolescence, les filles acquièrent la maturité beaucoup plus tôt que les garçons. Dans les classes mixtes, le disparate est très fort. Au point que garçons et filles se mélangent rarement à la récréation. D’autre part, dans une classe non-mixte, un garçon trouvera aisément des modèles de son âge. Nombreux sont les élèves venus de la mixité qui nous ont dit qu’ils étaient plus à l’aise, mieux à leur place, dans une classe non-mixte. La solidarité d’une classe de garçons est quelque chose de très fort.

Enfin, les professeurs sont plus à l’aise face à une classe non-mixte. Le groupe est homogène, son profil psychologique est facile à identifier. On peut lui proposer des objectifs plus ciblés, lui parler plus librement. « Séparer les garçons et les filles permet le plus souvent une expression plus libre », dit Michel Fize dans un entretien à la presse.

La non-mixité n’est pas, elle non plus, un dogme. Elle est, simplement, un droit des parents, qui gagnerait à être plus accessible dans la France contemporaine. Certains établissements la proposent comme une option parmi d’autres : souhaitons que ce choix soit offert plus largement.

Silvestre BAUDRILLART,
professeur de lettres

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