Collège et Lycée privés Hautefeuille

HAUTEFEUILLE

Collège - Lycée privés

pour garçons

Interview de M. François Chayé

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M. François Chayé se met un peu en retrait de la coopération active qu’il apportait à Hautefeuille depuis 27 ans. Alexandre de Castries, dont il fut jadis le précepteur, conduit l’entretien. Alexandre a 19 ans et poursuit des études de Droit en 2e Année à la FACO à Paris.

Pouvez-vous nous retracer votre itinéraire au sein de Hautefeuille depuis 27 ans ?

Alors que Hautefeuille n’en était qu’à ses premières années, j’ai rencontré Pierre Sauleau à une réunion du Club Fennecs où se trouvait mon fils. A l’époque, Hautefeuille n’avait en charge qu’une vingtaine d’élèves et était portée par des familles voulant assurer un enseignement de qualité à leurs enfants… Je venais de prendre ma retraite, et Pierre Sauleau m’a proposé de participer à Hautefeuille. C’est ainsi que j’ai commencé à m’occuper des fiches de paye, de la gestion des comptes… Le Collège était alors situé Avenue Robert Schuman, dans le 7e arrondissement.
Par la suite, j’ai accompagné sa lente évolution : rue Cernuschi dans le 17e arrondissement, enfin rue Armand Silvestre, à Courbevoie. Avec l’évolution de la taille du collège, j’ai peu à peu laissé à d’autres les tâches administratives et de gestion… C’est aussi à cette époque que j’ai commencé le préceptorat à Hautefeuille. Le tutorat vint plus tard.

Quels sont les moments qui vous ont particulièrement marqué ?

Les moments ? Dure question… Je me souviens d’une soirée de fin d’année avenue Robert Schuman, et d’une femme soutenant à son mari que son chat était un « gora » ou un « nangora »… Amusant…
Mais en somme, il me semble impossible de répondre à cette question : ces 27 années se sont écoulées dans une sorte de continuité. Hautefeuille s’est construit progressivement, sans rupture, et toujours en conservant sa force initiale : son évolution n’a été qu’une série d’aménagements et d’agrandissements. En effet, il a su conserver son atmosphère familiale, amicale… Les contacts personnels avec les familles des élèves ont su garder leur importance : être physiquement présent pour répondre aux questions des parents était capital, et l’est resté.
Si certaines choses ont changé avec le temps et l’agrandissement, il me semble que c’est dans le bon sens. Avant d’être à Courbevoie, Hautefeuille était très à l’étroit. Je me souviens de la rue Cernuschi où pour une trentaine d’élèves répartis dans 4 classes différentes, nous ne disposions que de 200 m² ! En plus des difficultés d’organisation, les enfants y étaient à l’étroit et ne pouvaient pas s’ « étendre » comme ils le font aujourd’hui dans la cour ou le préau de collège. Les élèves sont peut-être plus « détendus » à Courbevoie… Et en cela, je vois en Hautefeuille le véritable esprit de l’école.

Parmi les trois fonctions que vous avez remplies, pourriez-vous nous parler du tutorat et du préceptorat ?

Le préceptorat est un suivi continu de chacun des élèves tout au long de leur année scolaire. A Hautefeuille, tous les élèves bénéficient du préceptorat. Je m’occupais du préceptorat d’un certain nombre d’élèves. Ceci consistait à voir chacun des élèves deux fois par mois, pour faire le point sur leurs résultats, leurs atouts et leurs difficultés ; leur donner des conseils pour les aider à progresser encore et toujours. Hélas, les élèves ont souvent tendance à se reposer sur leurs acquis…
Le tutorat est beaucoup plus récent : il n’existe que depuis quelques années, et est proposé à des élèves qui présentent des difficultés particulières. Aujourd’hui, beaucoup trop d’enfants arrivent au collège sans connaître les bases que le primaire est censé leur enseigner… Et ils ne sont certainement pas à blâmer ! On cherche à tout leur enseigner de manière « globale », sans s’attarder sur les définitions des mots : ils ne connaissent souvent pas les termes qu’ils utilisent et sont contraints de se limiter à une compréhension superficielle, où ils présument le sens.
Et c’est ainsi pour toutes les matières : en Français, les petites classes enseignent la lecture rapide qui ne leur apprend pas à articuler, et les oblige à deviner simplement le sens de ce qu’ils lisent… En Mathématiques, les chapitres se succèdent sans que les mots soient assez expliqués. J’ai du mal à comprendre le livre de mathématiques de mon petit-fils, même si, en observant bien, je constate que les notions abordées sont très simples. En Histoire et en Géographie, tout est vu par « thème » : ils n’ont aucun repère chronologique, sont incapables de placer les lieux dont ils parlent sur une carte, et sont vite dégoûtés.
Certains élèves arrivent à Hautefeuille sans faire la différence en « ça » et « sa », entre « et » et « est », ou en pensant que le col du fémur se trouve dans les Pyrénées ! Le tutorat est quelque chose que nous proposons à ces élèves. Ceci nécessite de leur part de réels efforts : ils doivent reconnaitre qu’ils ont des lacunes, et s’engager sérieusement à travailler plus pour les rattraper. Je leur propose des exercices qu’ils doivent faire, et nous nous voyons beaucoup plus régulièrement. A mon sens, le tutorat devrait s’appeler « préceptorat », et le préceptorat « tutorat ».
La difficulté pour moi était de parvenir à me renouveler : ne pas toujours proposer les mêmes exercices, sans quoi l’élève s’ennuie, et ne cherche plus à progresser. Grâce au tutorat, j’ai vu certains élèves en difficulté progresser énormément. Je me souviens de l’un d’entre eux qui avait commencé l’année 30ème sur 30, était 29ème après quelque temps, et avait fini son année 20ème !

Quel serait votre souhait si Hautefeuille venait à s’agrandir ? Plus de classes, un primaire… ?

Un primaire, certainement !
Comme je le disais, avec toutes les lacunes de l’enseignement primaire actuel, l’idée d’un primaire me semble la plus intéressante. On apprend trop peu aux enfants comment bien travailler ; comment bien apprendre… En utilisant les méthodes que nous pratiquons au collège, nous pourrions obtenir des résultats sensationnels, et faire rentrer en sixième des enfants avec des bases de connaissance plus solides !

Je sais que vous nous accompagnez dans la prière et que vous parlez de Hautefeuille autour de vous. Quels sont les points forts de Hautefeuille que vous soulignez auprès des adultes que vous rencontrez ?

L’atmosphère particulière : voici ce qu’il faut souligner. Même s’il y avait des difficultés, les élèves me semblaient avoir un bon esprit. Ce bon esprit me semble très important.
Ce que je souligne est ce qui m’a marqué, par rapport aux autres écoles que j’ai connues : l’équilibre trouvé entre le sérieux de la formation et la liberté des élèves. Les élèves ne m’avaient pas l’air « étroitement contraints » comme on pourrait le dire ailleurs, et ils suivaient pourtant une formation de qualité, où la méthode dispose d’une place maîtresse.

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