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Congrès à Rome : l’éducation non-mixte

mardi 12 mai 2009

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Un sujet difficile à aborder en France : la non-mixité. Quels avantages comporte l’éducation non-mixte ? Quels sont ses fondements scientifiques dans les neurosciences, dans la pratique pédagogique, dans l’étude du cerveau humain, et même en philosophie ? Telles étaient les questions auxquelles répondait ce 2e Congrès de l’EASSE (European Association of Single-Sex Education), à Rome le 24 avril. 300 personnes, venues de toute l’Europe et au-delà (quelques Argentins), y participaient. Ce congrès, scientifique, voulait montrer son intérêt pour l’éducation de l’enfant, dans un contexte moderne, sans chercher ses références dans le passé.
L’EASSE, association organisatrice (http://www.easse.org), a pour but de promouvoir la non-mixité (« éducation différenciée par sexes »), comme une réponse plus adéquate au décalage de maturité entre garçons et filles, pendant l’enfance et l’adolescence, mais surtout à la différence de méthodes d’apprentissage, chaque sexe appréhendant la réalité de manière propre.
Le Congrès se tenait dans le centre de Rome, à la Bibliothèque nationale. Les intervenants étaient au nombre d’une dizaine, parmi lesquels : une ministre italienne ; plusieurs professeurs d’université italiens et espagnols ; Sheila Cooper, la responsable anglaise de l’ensemble des établissements privés féminins ; et surtout Leonard Sax, fondateur de la NASSPE, l’association américaine pour l’éducation publique non-mixte. Entre 2002 et 2009, celui-ci a réussi à transformer 530 établissements publics mixtes en non-mixtes, avec l’aide d’une petite équipe de formateurs.

Leonard Sax
C’est son intervention qui a marqué le début de la journée de congrès, et qui a certainement été la plus pugnace. Médecin de formation, il avait pour but de montrer que, si les garçons et les filles bénéficiaient d’un enseignement séparé, les stéréotypes actuels sur les genres pourraient disparaître. En effet, actuellement, on entend communément que les filles sont moins fortes que les garçons en mathématiques, en physique et en sciences en général. Or, au début du XIXe siècle, aux Etats-Unis, on constatait le contraire, car c’était les matières littéraires qui étaient choisies majoritairement par les garçons ! Les neurosciences ne font absolument pas état d’une différence garçons-filles quant aux capacités mathématiques ; en revanche, la façon dont on enseigne les mathématiques, dans les établissements mixtes, privilégie actuellement les garçons.
La conférence développait abondamment ce caractère masculin de la façon dont les sciences sont enseignées : si la couverture du livre représente un garçon, et si l’approche est celle qui convient le mieux au cerveau masculin (enseignement descriptif et numérique), faut-il s’étonner que les filles considèrent ces disciplines comme leur étant étrangères, et s’en éloignent majoritairement (elles qui les abordent plutôt sous l’angle causal) ? En parallèle, Sax montrait comment des notions mathématiques pouvaient être enseignées d’une façon qui convienne mieux au cerveau féminin, avec des méthodes et des énoncés adaptés aux filles.
De telles affirmations peuvent évidemment prêter à contestation : y a-t-il un « cerveau masculin », un « cerveau féminin » ? Des constantes sont observables dans le développement du cerveau ; elles amènent à des différences hommes-femmes assez marquées dans les méthodes d’apprentissage et dans les approches à utiliser. C’est ce qui pousse à préconiser une éducation non-mixte, pour que les enseignants puissent se mettre davantage à portée de leurs élèves.
Actuellement, selon une enquête menée par l’EASSE sur 70 pays, 210 000 établissements, regroupant 40 millions d’élèves, pratiquent à travers le monde une éducation séparée ; en France, 238 établissements sont non-mixtes. Dans le monde entier, ce sont les établissements non-mixtes qui ont les meilleurs résultats scolaires.
Le congrès se terminait par l’intervention d’un parent d’élève, représentant de la fédération FAES, un réseau d’écoles privées en Italie. Il montrait que la non-mixité n’était qu’un aspect de ce qu’il nommait la personnalisation de l’éducation : un style éducatif qui privilégie la personne, et qui passe également par le préceptorat avec un adulte, et par une participation de la famille à l’éducation reçue à l’école.

Un tel congrès doit constituer le point de départ d’une réflexion d’ensemble, sur ce thème de la personnalisation de l’éducation : que faire pour rendre l’enseignement plus efficace, mais aussi plus approprié aux besoins de chaque être humain ? Il ne s’agit pas, en effet, de se limiter à former les futurs acteurs du monde de l’économie, mais de former des êtres humains à part entière, en collaboration avec les familles.

Silvestre Baudrillart

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